Agenda Culturel

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“Non, je ne suis pas une blogueuse” de Zeina Nader : Un ouvrage décoiffant qui redéfinit le concept du blog !

 

Le mot blogueuse est devenu, de nos jours, une appellation déviante non contrôlée. Zeina Nader, peintre et auteure s’est penchée sur ce sujet en observant, en contre plongée, cette faune. Elle raconte, dans son ouvrage, son immersion dans ce monde si particulier au travers de quelques histoires consacrées à ces profils de femmes. Mais elle nous livre aussi et surtout, des textes bijoux de haute voltige qui démontrent que la magie provient uniquement des personnes qui ont la tête bien remplie et bien faite et qui portent la beauté en elles. Elle signera son ouvrage, édité par Noir Blanc Et Caetera, le mercredi 16 mai à partir de 17h au Kudeta.

 

Ce phénomène de mode qui consiste à dévoiler sa vie privée du lever au coucher, photos à l’appui, s’est répandu comme une trainée de poudre. Il y a, aujourd’hui, plus de blogueuses que de followers ! Il suffit, pour le devenir, d’être une jeune fille/femme au minois et au corps qui s’y prêtent et de s’exhiber sur les réseaux sociaux- sur Instagram en particulier- à coup de photos postées du lever au coucher.En contrepartie ? Vivre dans le souhait, souvent comblé, de recevoir des cadeaux de retour des marques de vêtements et autres accessoires affichés. Zeina Nader a passé quelques mois à suivre ces femmes et à intégrer leur monde pour mieux décrypter leur comportement. Si elle nous en parle dans son ouvrage avec finesse, humour et brio, elle s’est surtout constituée en contre-exemple, démontrant ainsi dans la majorité de ses textes teintés de poésie et bercés de couleurs ce qu’une vraie blogueuse est réellement : une personne qui écrit, qui partage ses impressions, ses ressentis et ses coups de gueule. En somme, une femme qui tapote sur son clavier à défaut de prendre sa plume et qui s’exprime en mots et non pas en selfies.

Vous découvrirez dans cet ouvrage de quoi rire, pleurer, et rêver. Car, la plume/pinceau de Zeina Nader est trempée dans ses tripes. Elle est à la fois explosions de couleurs et nostalgies monochromes. Son regard sur la vie est tendre, positif, ému, mais toujours porté par la gratitude et l’espoir de lendemains meilleurs. Zeina est une battante qui avance en tirant des leçons de ses épreuves et qui fait surtout partie des rares êtres qui remercient la vie à la fois pour ses roses et pour ses épines. La reine de l’amitié qu’elle est n’a pas manqué de truffer son ouvrage de clins d’œil de reconnaissance à ses “essentielles” qui se reconnaîtront. 
Je ne vous en dirai pas plus au risque de gâcher les pépites/surprises soigneusement dissimulées dans cet opus !

Bélinda Ibrahim

16 questions à Zeina Nader

Votre couleur favorite ?
Le fuchsia… et le turquoise, le vert émeraude, le jaune soleil. Mais ah! Oui j’oubliais, ce n’est pas une toile que je peins ici!

Avez-vous aimé quelqu’un au point d’en pleurer ?
Oui, bien que mes amis prétendent que je suis la femme qui ne pleure jamais.

Votre film favori ?
‘Forrest Gump’

Votre saison préférée ?
L’automne pour ses couleurs et pour l’hiver qu’il annonce avec poésie.

Le restaurant où vous irez sans jamais vous lasser ?
Je ne recherche pas le meilleur plat, mais je ne me lasserai pas d’un restaurant avec vue sur la mer, en mangeant ou pas.

La chanson qu’il vous arrive de fredonner dernièrement ?
Je suis incapable de fredonner quoi que ce soit. Je chante faux, mais j’écoute.

Votre livre favori ?
‘L’écume des jours’ de Boris Vian

Que faites-vous le plus souvent s’il vous arrivait de vous ennuyer ?
Je vis dans un monde de couleurs. Comment s’ennuyer ?

Quel est le dernier film que vous avez vu au ciné ?
Ce n’était pas au ciné, mais en avion. Il s’agit de ‘The Shape Of Water’ que j’avais raté au cinéma et que j’ai adoré dans les airs.

Si vous deviez renaître, quels changements souhaiteriez-vous ?
Renaître au XVIIIIe siècle.

Si vous deviez partir un mois sur une île déserte et n’emporter que trois choses avec vous. Lesquelles et pourquoi ?
Mes couleurs, un brin de folie, de l’espoir. Pourquoi ? Eh bien parce que sans cela, je ne survivrai pas !

Quelle est la plus grande folie que vous ayez jamais commise ?
Me jeter à l’eau à 3 ans, au risque de me noyer, parce que je ne voulais plus mettre de flotteurs. Je suis, depuis lors, une grande nageuse !

Quels erreurs ou mauvais souvenirs voudriez-vous gommer de votre existence ?
Je ne voudrais rien gommer. Ces choses-là ont façonné celle que je suis aujourd’hui. Et j’assume.

Avez-vous peur de la mort ?
Non, mais j’ai peur de la maladie.

Êtes-vous heureuse ?
Oui, car cela ne dépend que de moi.

Un génie vous apparaît, faites un vœu.
Paix et prospérité pour le Liban. C’est mon vœu le plus cher et le plus douloureux.

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